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BERNARD LAVILLIERS

BERNARD LAVILLIERS

Denis Vase

avril 20th, 2015

Pas de commentaire

A 20h30 précises, hier aux Docks, en backstage et dans l’ombre, Bernard Lavilliers annonce : « comme tous les artistes, on va commencer à l’heure ». Le ton est donné, le show peut débuter. Et c’est avec une belle surprise que la soirée s’ouvre : Lavilliers (dénicheur de talent ?), présente Faada Freddy, artiste sénégalais. Sa première chanson en anglais sera interprétée à capella, puis tour à tour on le découvrira dans un registre grave puis plus aigu, avec la voix comme véritable instrument de musique. Il réussira même à faire chanter le public, l’échauffant peu à peu comme pour mieux lui faire  accueillir son idole. Faada Freddy que l’on retrouvera en fin de concert dans « Mélody » en duo avec Bernard Lavilliers, en son temps chanté avec Jimmy Cliff, est sans nul doute un nom à retenir. Très bientôt un disque à son actif, et prédisons le sans trop de risques, de nombreux autres par la suite, tant son talent est grand.

Le temps s’égraine ensuite entrecoupé de séries d’applaudissements, invitant leur artiste à venir sur scène. Après des minutes impatientes semblant toujours trop longues, parait alors celui pour lequel 2000 personnes sont venues, un Bernard Lavilliers tout de noir vêtu, col et chaussures rouges. « Elles sont pas mal mes chaussures rouges » déclarera-t-il plus tard !

Entouré de musiciens  plus  complets les uns que les autres – l’un d’entre eux ne joue pas moins de 4 instruments- c’est avec Downtown qu’il entame la soirée, ravissant nos oreilles. Viennent ensuite tout au long de ce concert de 2h30 (2 rappels compris), les titres de son nouvel album « Baron samedi » emprunts comme à l’accoutumée de sonorités étrangères, sur fond de voyages, et où l’évocation de la mort, de la guerre, la misère sur terre ne sont jamais loin. Nouveautés entrecoupées des morceaux qui ont fait son succès, avec un Bernard Lavilliers grave, lorsqu’il se pose seul sur scène avec sa guitare pour chanter Betty, un Bernard Lavilliers, entrainant lorsqu’il s’agit de salsa puertoricaine, un Bernard Lavillers à 67 ans, au meilleur de sa forme.

Malgré la gravité des sujets évoqués, on ressort de là heureux, riches de ses paroles engagées et il ne nous reste plus qu’à espérer que la route l’emmène au Havre, again, again….

 

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