one man show

Popeck – C’est la dernière fois ! au Pasino du Havre

Popeck – C’est la dernière fois ! au Pasino du Havre

Denis Vase

février 18th, 2019

Pas de commentaire

Popeck, devenu un habitué des scènes normandes, se produisait hier au Pasino, où les spectateurs furent accueillis individuellement très chaleureusement par le directeur en personne, Monsieur Abou.

 

La magnifique salle de spectacle une fois pleine, entre alors en scène Popeck, costume 3 pièces et chapeau melon vintages, qui après de longues minutes sans rien dire attaque directement en déclarant : « qu’est-ce qu’il y a : vous n’allez pas me dire que quand vous arrivez au boulot, vous commencez tout de suite ! »

 

Le ton est donné et tour à tour on retrouve le personnage grognon et râleur, reconnaissable à son accent yiddish que l’on connait et dont il s’est fait la réputation.

« Même pas mort » tel est le titre de son spectacle très évocateur et comme une provocation au fait qu’il est toujours là, et sans prompteur contrairement à certains artistes, c’est en tout cas ce qu’il affirme sur scène avec dérision, lui permettant au passage,  de châtier Enrico Macias, également  passé sur les planches du Pasino récemment.

Ce spectacle est l’occasion de rire sur de nouveaux sketches  et bien-sûr, sur ses plus grands succès. Et Popeck  de glisser quelques petites phrases très identifiables qu’il s’est appropriées et  faisant toujours rire car elles tombent pile au bon endroit : « on n’est pas des sauvages tout de même ! ».  Il évoquera les inévitables « caleçons molletonnés », et échangera quelques mots  avec connivence, avec un membre du public qui en avait emmené un avec elle….

 

A la fois naïf, drôle et d’une exquise courtoisie, il égratigne, son épouse et sa belle-mère qu’il accuse de tous les maux.  

Son agressivité permanente, sa misogynie, sa mauvaise foi, curieusement, lui valent en retour une sympathie et l’assentiment inconditionnel de toutes spectatrices et spectateurs confondus dans un même élan de fou-rire.

 

La visite de l’Eternel, qui le somme de mettre sa fougue comique au service d’un engagement plus sérieux, la nucléarisation qui menace les espèces sur la planète terre, et qui s’attire des réponses totalement farfelues sans jamais choquer la religion, la leçon de golf, l’évocation de son père, l’inévitable dîner chez Maxim’s sont autant de sketches et de thèmes qui s’enchainent et font passer du rire à la l’émotion avec un hommage à la guitare aux grand disparus, comme Raymond Devos ou Brassens dont les paroles des chansons sont transformées pour le rire toujours…

 

Ceux qui étaient là c’est certain, ont gagné en espérance de vie car  « il faut rire cinq minutes par jour, c’est indispensable au moral et ça permet de faire la gueule pour le reste de la journée, sans danger pour la santé ».

 

Ennevi – 17 févier 2019

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